La Nurserie des Veilleuses,
2026, résine acrylique, cire de soja, cire d’abeille, bio epoxy, 50x70 cm.
La Nurserie des Veilleuses,
2026, acrylic resin, soy wax, beeswax, bio-epoxy, 50x70 cm.
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Ce bas-relief met en scène une maternité issue d’une civilisation imaginaire, où la naissance s’opère au sein d’un dispositif médical sacralisé. Entre laboratoire organique et sanctuaire, la scène évoque une société où l’ectogenèse est déjà banalisée, presque archaïque, et où la maternité n’est plus un acte intime mais un processus collectif régi par des protocoles quasi liturgiques.
Les figures humaines apparaissent comme des opératrices du vivant ; elles veillent sur un nouveau-né suspendu au cœur d’un système d’appendices et de fluides. Leurs gestes participent à la cérémonie. lls semblent rassurants, mais leur répétition les rapproche davantage d’un protocole que d’un soin.
Inspiré à la fois par l’iconographie funéraire égyptienne et par l’imagerie biomédicale contemporaine, le relief emprunte aux fresques anciennes leur frontalité narrative, tout en y injectant un imaginaire de laboratoire dystopique. Il s’inscrit dans un langage plastique atemporel, une manière d’évoquer la permanence des gestes rituels et du soin, plutôt qu’une esthétique historique.
Si la technologie promet ici d’affranchir le corps féminin de la contrainte biologique de la gestation, elle introduit en retour une forme de contrôle diffus, où se rejouent les dérives d’un eugénisme doux, aseptisé, presque invisible.
This bas-relief portrays a maternity chamber from an imagined civilization, where birth unfolds within a sanctified medical environment. Hovering between organic laboratory and ceremonial shrine, the scene suggests a society in which ectogenesis has long since become normalized, almost obsolete, and where motherhood is no longer experienced as an intimate event, but administered as a collective ritual shaped by strict protocols.
The human figures resemble custodians of life itself. They attend to a newborn suspended within a network of tubes, membranes, and fluids. Their gestures carry the appearance of tenderness, yet their mechanical repetition makes them feel less like acts of care than components of a choreographed procedure.
Drawing equally from Egyptian funerary imagery and contemporary biomedical aesthetics, the relief adopts the flattened, narrative composition of ancient frescoes while contaminating it with the sterile atmosphere of a dystopian research facility. The work exists within a deliberately timeless visual language, evoking the persistence of ritual and caregiving across civilizations rather than referencing any single historical period.
Although technology seems to offer emancipation from the biological burden of gestation, it simultaneously produces a more insidious form of control, one in which the logic of soft, sanitized, nearly imperceptible eugenics quietly takes hold.